Les petits commerçants de l'alimentation ont même vu leur revenu diminuer de 1,2 %, même si des disparités existent entre les secteurs : le patron d'un commerce de fruits et légumes gagne en moyenne 24 000 euros par an ; un dirigeant de pâtisserie perçoit 31 000 euros, un peu moins qu'un boulanger-pâtissier (35 000 euros).
Dans la restauration, mieux vaut posséder une crêperie ou une pizzeria (en moyenne, 30 000 euros de revenu annuel), qu'un restaurant classique (28 000 euros). Mais détenir un hôtel sans restaurant permet de mieux gagner sa vie (39 000 euros).
Les artisans les moins bien rémunérés sont les coiffeurs à domicile (10 000 euros par an), quand les pharmaciens sont les commerçants ayant les plus gros revenus, et de loin (122 000 euros). Les opticiens se situent un peu plus loin en matière de revenus avec 70 000 euros. Quelques secteurs ont néanmoins vu leurs résultats augmenter plus fortement, comme le transport (+ 5,9 %), suivi du bâtiment (+ 4,2 %).
Les patrons de TPE s'affirment à 58 % peu confiants dans l'avenir, selon le baromètre de conjoncture des TPE de Fiducial réalisé en octobre. Cet indicateur repose sur une définition plus large des TPE, considérées ici comme des entreprises pouvant avoir jusqu'à 19 salariés. Leurs dirigeants, plus pessimistes, embaucheront moins que prévu. Ce qui risque d'avoir un impact macro-économique fort. Plus d'un tiers (37 %) des emplois se situent dans des TPE de moins de 20 salariés, ces dernières représentant 97 % des sociétés françaises.
"La grande majorité des patrons de TPE a l'impression d'être laissée pour compte", explique Jean-Marc Jaumouillé, directeur des techniques professionnelles de Fiducial. Ils ne se sentent pas concernés par les aides gouvernementales récentes en faveur des PME. Car elles visent à aider les entreprises moyennes à croître davantage, en innovant ou en exportant, ce qui n'est pas possible pour la grande majorité des très petites entreprises.
L'avis des dirigeants de TPE sur l'ouverture des magasins le dimanche est partagé. Si globalement 53 % d'entre eux y sont favorables, seulement 39 % des commerçants qui ouvrent déjà le dimanche sont favorables à sa généralisation.