Toutefois, ils ont toujours l’impression que certains sujets de préoccupation n’ont pas encore été traités.
Le COPA et la COGECA regrettent profondément que la décision n’ait pas été prise après consultation de toutes les parties prenantes comme la Commission l’avait recommandé dans son rapport du mois de novembre, dans la proposition législative déposée parallèlement et dans le cadre d’une étude de faisabilité prévue dans la nouvelle stratégie de santé animale pour l’Union européenne. Le COPA et la COGECA appuient pleinement la récente demande du Parlement européen de disposer d’une évaluation plus approfondie de l’identification électronique.
Pekka PESONEN, Secrétaire général du COPA et de la COGECA, a déclaré avant la réunion du Conseil : « Nous l’avons toujours clairement affirmé dans le passé, l’identification électronique – si elle doit devenir une obligation - doit être économiquement abordable, efficace et adaptée aux objectifs fixés. Dans la situation actuelle, et sans soutien public permettant de faciliter son introduction, ces conditions ne sont pas remplies. Nous ne pouvons que déplorer qu’aucune analyse coûts/bénéfices n’ait été réalisée et qu’aucune large consultation des parties prenantes n’ait eu lieu avant que la date ne soit fixée. »
Le Secrétaire général a souligné : « Au vu de la manière dont a été prise cette décision, les parties prenantes n’auront pas la moindre occasion de réviser les modalités pratiques et la visée de l’identification électronique obligatoire. Si les éleveurs d’ovins et de caprins doivent effectivement remplir cette exigence qui fera partie intégrante de la politique de l’UE en matière de traçabilité, ils auront besoin d’un soutien financier au niveau communautaire pour appliquer cette obligation en temps voulu. Dans le cas contraire, cette exigence coûteuse compromettra l’avenir du secteur ovin et caprin européen qui est déjà soumis à une lourde pression économique due entre autres à la fièvre catarrhale ou aux importations en provenance de pays dans lesquels l’identification animale est moins rigoureuse que dans l’UE voir même inexistante (par exemple l’Australie et la Nouvelle-Zélande). »