L�objectif est que les architectes rassemblent leurs d�couvertes, remarques et/ou points sensibles dans un rapport qu�ils transmettront aux constructeurs et bien s�r aux agriculteurs. Pour ce Fedagrim News, nous avons accompagn� un constructeur, Marc Mahieu (Comines) et un architecte Bruno Van Langenhove de Malines.
La promenade nous a emmen�s au projet de Biofer � Budingen (gigantesque installation de biogaz, dirig�e par Jaak Beelen), � la porcherie Welvaert (Halen), l�exploitation Lavrijsen (hangars � pommes de terre) � Herk-de-Stad et enfin au poulailler Stevens (Hamont).
A tous ces endroits, nous avons d�couvert de nouvelles r�alisations contrastant souvent avec les constructions r�alis�es pour ces exploitations dans le pass�. Il faut souligner que la nouvelle g�n�ration de b�timents agricoles est d�j� fortement influenc�e par le th�me �int�gration paysag�re�.
Apport positif de Fedagrim
Comme les permis de b�tir sont continuellement soumis � des normes de plus en plus exigeantes, les constructeurs d��tables, tout comme les agriculteurs et les horticulteurs, apprennent � vivre avec les r�glementations.
De plus, le gouvernement flamand souhaite aborder l�int�gration paysag�re des b�timents agricoles sous un autre angle. Nous pouvons nous imaginer que les constructeurs se m�fient de ces nouveaux changements.
�Au d�but,� nous dit Marc Mahieu, �vous avez en effet un peu la r�action, ils sont encore occup�s � compliquer les choses. Mais d�un autre c�t�, je r�alise bien que le th�me est sensible et qu�en tant que constructeur, vous ne pouvez pas rester � observer la situation en outsider. Les b�timents implant�s dans un paysage ouvert � qu�il s�agisse de constructions agricoles ou de nouveaux complexes industriels seront toujours abord�s de mani�re critique. Se pr�parer aux nouvelles �volutions et id�es fait �galement partie du d�fi. Je suis satisfait que notre f�d�ration Fedagrim ait propos� sa collaboration d�s que les plans du projet ont �t� mis sur la table, a propos� sa collaboration. Quand un projet de ce type est mis sur pieds, il est important que nous soyons impliqu�s.
De cette fa�on, nous, en tant que constructeurs, pouvons y apprendre quelque chose. Et ce m�me si cela reste un exercice complexe, disons, difficile.
Gr�ce � la nouvelle approche, les b�timents de ferme sont d�j� plus attrayants. On travaille, par exemple, davantage avec des plaquettes de parement qui donne l�impression d�un mur en briques. Suivant le proc�d� de production, ces plaquettes sont soit coll�es, soit coul�es avec le b�ton. L�utilisation de gravier de silex, qu�on ne peut pour ainsi dire pas diff�rencier de la brique, est par exemple, tr�s tendance. Les b�timents sont �galement color�s. Les agriculteurs, c�est connu, aiment, par exemple, la couleur verte. Mais on fait bien s�r face � la donn�e que les porcheries et poulaillers sont li�s � une technique de construction bien pr�cise; un toit en b�ti�re, des fa�ades � ventilation int�gr�e et des murs lat�raux. Mais, tout comme mes coll�gues, je suis curieux des r�sultats.�
Sans oeill�res
Bruno Van Langenhove est un des cinq architectes/ concepteurs s�lectionn�s pour ce projet par le �Vlaamse Bouwmeester�. �Apparemment, je correspond un peu au profil que l�on recherchait,� nous dit Bruno. �Par le pass�, j�ai r�alis� un projet pour un cousin, agriculteur, d�une maison qui devait plus tard �tre int�gr�e dans l�exploitation. Ce qui a �galement certainement jou� dans la s�lection, c�est qu�il devait s�agir d�architectes sans liens directs avec l�agriculture. Des personnes qui pouvaient consid�rer le secteur avec un esprit ouvert, sans oeill�res. Je suis quelqu�un de pragmatique; j�ai pris ce projet comme un d�fi. Durant ces cinq jours, j�ai �galement pos� beaucoup de questions, peut �tre de b�tes questions, car le secteur m�est totalement �tranger. Je ne suis pas seulement all� me balader avec un constructeur mais aussi avec la personne qui introduit le projet chez le fermier; le concepteur du projet et le vendeur.�
Avez-vous l�impression que l�int�gration paysag�re des b�timents agricoles est une priorit� pour le fermier?
�Au d�but, je craignais d��tre abord� de mani�re m�fiante en tant que personne ext�rieure au secteur mais ce n�est pas le cas. Au cours des conversations, l�ouverture des agriculteurs face � cette probl�matique m�a surpris. Je n�avais jamais l�impression d��tre regard� de travers mais cette int�gration paysag�re n�est certainement pas une priorit� pour eux. Le processus de conscientisation en est encore � ses premiers balbutiements. Cela m�a frapp� de voir combien le secteur des aliments pour le b�tail contribue fortement � la mise sur pieds d�un projet de construction. Le traitement administratif et l�obtention des permis d�exploitation et d�environnement sont le plus important. Le permis de b�tir final est presque un mal n�cessaire.�
Les projets que vous avez visit�s, vous ont-ils surpris par certaines de leurs techniques de construction?
�Les pares-vent m�ont charm�. Les �tables ouvertes d�un c�t� s�int�grent �galement mieux dans le paysage. Le passant ne voit pas seulement un b�timent, il peut �galement voir ce qui s�y passe. Rentrer dans une construction d��table, qui sont la plupart du temps ferm�es, constituait �galement une nouvelle exp�rience pour moi.�
Vous avez d�j� effectu� une partie du travail. Il vous restera � compiler les r�sultats dans un rapport et � apporter vos conseils�
�Je souhaiterais en passant r�f�rer � une �tude d�j� r�alis�e par les autorit�s provinciales de Flandre Occidentale et qui peut �tre consult�e sur Internet. Elle fournit, d�apr�s moi, des indications importantes concernant l�int�gration des b�timents agricoles. En les combinant � nos constatations, nous pourrions obtenir un consensus pour de nouvelles recommandations. Je suis suffisamment r�aliste que pour me rendre compte que nous devrons peut �tre constater au bout du parcours qu�il s�agit d�un exercice difficile. La suite est � venir.�