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 07 fév 2019 12:46 

Prévisions économiques de l'hiver 2019


L'économie européenne devrait enregistrer sa septième année consécutive de croissance en 2019, une progression étant attendue dans tous les États membres. Le rythme de la croissance devrait globalement ralentir après avoir atteint des taux élevés ces dernières années, tandis que de grandes incertitudes entourent les perspectives.

M. Valdis Dombrovskis, vice-président pour l'euro et le dialogue social, également chargé de la stabilité financière, des services financiers et de l'union des marchés des capitaux, a déclaré: «La croissance devrait se poursuivre dans tous les pays de l'UE en 2019, ce qui est synonyme de créations d'emplois et de prospérité. Toutefois, nos prévisions sont revues à la baisse, en particulier pour les grandes économies de la zone euro. C'est la conséquence de facteurs extérieurs, tels que les tensions commerciales et le ralentissement économique dans les marchés émergents, notamment en Chine. Les inquiétudes au sujet de la corrélation dettes souveraines/banques et de la soutenabilité de la dette refont surface dans certains pays de la zone euro. La possibilité d'un Brexit désordonné crée une incertitude supplémentaire. Prendre conscience de la montée de ces risques ne suffit pas. Il faut aussi choisir la bonne panoplie de mesures, notamment encourager l'investissement, redoubler d'efforts pour mener à bien les réformes structurelles et mettre en œuvre des politiques budgétaires prudentes.»

M. Pierre Moscovici, commissaire pour les affaires économiques et financières, la fiscalité et les douanes, a ajouté: «Après le pic de 2017, la décélération de l'économie de l'UE devrait se poursuivre en 2019 et le taux de croissance s'établir à 1,5 %. Ce ralentissement devrait être plus prononcé qu'on ne le prévoyait l'automne dernier, en particulier dans la zone euro, en raison d'incertitudes entourant le commerce mondial et de facteurs nationaux dans les grandes économies de l'UE. Les fondamentaux économiques de l'Europe restent solides et nous continuons de recevoir de bonnes nouvelles, en particulier sur le front de l'emploi. La croissance devrait progressivement rebondir au second semestre de cette année et en 2020.

Croissance économique

L'activité économique a ralenti au second semestre de l'an dernier, la croissance du commerce mondial ayant fléchi, des incertitudes ayant érodé la confiance et la production dans certains États membres ayant pâti de facteurs nationaux temporaires, tels que des arrêts de production dans le secteur automobile, des tensions sociales et des incertitudes en matière de politique budgétaire. Le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) aurait par conséquent reculé pour s'établir, dans la zone euro comme dans l'ensemble de l'Union européenne, à 1,9 % en 2018, contre 2,4 % en 2017 (prévisions d'automne: 2,1 % pour l'UE à 28 et pour la zone euro).

La dynamique économique est restée atone en ce début d'année, mais les fondamentaux restent solides. La croissance économique va se poursuivre, mais de manière moins soutenue. L'économie européenne devrait continuer de bénéficier d'une amélioration de la situation du marché du travail, de conditions de financement favorables et d'une orientation légèrement expansionniste des politiques budgétaires. Pour la zone euro, les prévisions annoncent à présent une croissance du PIB de 1,3 % en 2019 et de 1,6 % en 2020 (prévisions d'automne: 1,9 % en 2019 et 1,7 % en 2020) Les prévisions de croissance du PIB de l'UE ont également été revues à la baisse, à 1,5 % pour 2019 et 1,7 % pour 2020 (prévisions d'automne: 1,9 % en 2019 et 1,8 % en 2020).

Parmi les grands États membres, l'Allemagne, l'Italie et les Pays-Bas ont fait l'objet d'un abaissement marqué des prévisions de croissance pour 2019. De nombreux États membres continuent de bénéficier d'une demande intérieure robuste, soutenue également par les fonds de l'UE.

Inflation

Le taux d'inflation des prix à la consommation dans la zone euro a reculé vers la fin de l'année 2018, sous l'effet d'une forte baisse des prix de l'énergie et d'une moindre hausse des prix des produits alimentaires. L'inflation sous-jacente, qui ne tient pas compte des prix de l'énergie et des denrées alimentaires non transformées, est restée modérée tout au long de l'année, malgré une accélération de la croissance des salaires. L'inflation globale (IPCH) a atteint en moyenne 1,7 % en 2018, contre 1,5 % en 2017. Les hypothèses de cours du pétrole pour cette année et pour l'an prochain étant maintenant plus basses qu'à l'automne dernier, il est prévu que l'inflation dans la zone euro descende à 1,4 % en 2019 avant de remonter légèrement à 1,5 % en 2020. Pour l'ensemble de l'UE, les prévisions tablent sur un taux d'inflation de 1,6 % en moyenne cette année, puis sur une hausse à 1,8 % en 2020.

Incertitudes

Un niveau élevé d'incertitude pèse sur les perspectives économiques, les projections étant entourées d'aléas baissiers. Les tensions commerciales, qui pesaient sur le climat économique depuis quelque temps, se sont un peu apaisées mais restent un sujet de préoccupation. Le ralentissement de l'économie chinoise pourrait être plus marqué que prévu, tandis que les marchés financiers mondiaux et de nombreux marchés émergents sont à la merci de brusques changements des anticipations de croissance et de l'attitude à l'égard du risque. Pour l'UE, le processus du «Brexit» demeure une source d'incertitude.

Pour le Royaume-Uni, une hypothèse purement technique pour 2019

Compte tenu du processus de retrait du Royaume-Uni de l'UE, les projections pour 2019 et 2020 reposent sur l'hypothèse purement technique d'un maintien du statu quo dans les relations commerciales entre l'Union post-Brexit et le Royaume-Uni. Il s'agit là d'une hypothèse servant uniquement à l'élaboration des prévisions et sans influence aucune sur le processus en cours dans le cadre de l'article 50.

Contexte

Ces prévisions reposent sur un ensemble d'hypothèses techniques concernant les taux de change, les taux d'intérêt et les prix des matières premières arrêtées au 25 janvier 2019. Pour toutes les autres données nécessaires, elles prennent en considération les informations datant du 31 janvier au plus tard.

La Commission européenne publie chaque année deux exercices complets de prévisions (printemps et automne) et deux exercices intermédiaires (hiver et été). Les prévisions intermédiaires couvrent, pour l'année en cours et l'année suivante, le PIB et l'inflation annuels et trimestriels de chaque État membre et de l'ensemble de la zone euro ainsi que les agrégats de l'UE.

Le prochain exercice complet de prévisions de la Commission européenne sera celui des prévisions économiques du printemps 2019, qui seront publiées en mai 2019.

Pour en savoir plus

Document intégral: Prévisions économiques intermédiaires de l'hiver 2019

Suivre le vice-président Dombrovskis sur Twitter: @VDombrovskis

Suivre le commissaire Moscovici sur Twitter: @pierremoscovici

Suivre la DG ECFIN sur Twitter: @ecfin

Précédent communiqué de presse: Prévisions économiques de l'automne 2018: une croissance continue mais moins dynamique dans un contexte de grande incertitude

Précédentes prévisions (document intégral): Prévisions économiques de l'automne 2018



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