Diverses raisons expliquent cette situation : 2 années consécutives de très bonnes récoltes en orge dans les grands bassins de production ; crise économique qui entraîne une baisse de consommation (sauf en Chine), diminution des stocks dans les entreprises en mal de liquidité … Malgré une forte diminution de la production attendue pour la récolte 2010, les perspectives de marché ne semblent pas devoir s’améliorer avant la récolte 2011, car les malteurs se disent couverts en grande partie jusqu’à fin 2010 avec la récolte 2009, de plus l’intervention va être supprimée en orge et les stocks actuellement disponibles vont peser négativement sur les prix.
En attendant 2011 où il y aura vraisemblablement pénurie, il faudrait pour améliorer la situation à court terme que la consommation reprenne significativement suite par exemple à un été très chaud et ensoleillé, une coupe du monde de foot enthousiasmante …. Possible aussi que la spéculation vienne perturber les prévisions …
Quoiqu’il en soit il reste actuellement des terres libres non contractualisées … Sur ces terres l’agriculteur a peu de choix : maïs grain ? (ou ensilage s’il y a preneur), froment ou orge de printemps ? avoine ? faut pas y penser : il n’y a pas de marché. Le tableau suivant fait en concertation avec des agriculteurs et des négociants donne une rapide évaluation des revenus à attendre de ces cultures possibles.
L’avantage va nettement en faveur des orges et froments de printemps qui donnent le même niveau de revenu. La mesure agri-environnementale spécifique à l’orge de brasserie (orge 2 rangs), de même que des coûts de production relativement faibles, la possibilité d’introduire un engrais vert supplémentaire dans la rotation, l’intérêt des cultures de printemps pour casser les cycles des adventices et ou des maladies sont aussi des arguments en faveur de l’orge de printemps.